Mozart

Ecriture extrêmement nourrie, rapide, petite, inégale de dimension et de direction, enchevêtrée, fuyante, sale ,liée, avec quelques lacustres et des règles de la calligraphie négligées.
Mozart était un extraverti qui aimait jouer avec la vie. Il passait du rire aux larmes avec une facilité déconcertante, il aimait les changements, les aspects jouissifs de la vie, les sentiments passagers et sans cesse renouvelés. Il vivait dans le présent qu’il brulait par les deux bouts, se moquant du passé et de l’avenir. Il aimait la bonne chair, les femmes, l’existence au quotidien, tous les plaisirs qu’il pouvait trouver dans l’instant et qui ne le satisfaisaient qu’un moment.

Primesautier, il papillonnait en s’amusant sans cesse. La vie n’était qu’un grand jeu dans lequel il ne prenait que ce qui était meilleur pour lui. Emotif, non actif, primaire, c’était un nerveux sensible à l’instant présent et peu soucieux des instants passés et à venir. Il aimait les divertissements, les flatteries, tout ce qui pouvait le faire rire et parfois pleurer. Il ne s’attachait que peu. Il accordait beaucoup d’importance à sa tenue, il prenait grand soin de lui, la forme primait sur le fond. C’était une sorte de vagabond qui s’enflammait aussi vite qu’il oubliait. Impulsif, il pouvait se mettre en colère pour un rien et rire l’instant passé sans même se souvenir de ce qui avait provoqué son ire et qui en fait n’avait que peu d’importance pour lui.

Il détestait tout ce qui pouvait générer de l’ennui, de la morosité, du temps perdu pour vivre son présent Il se contredisait souvent, ne se souvenant plus de ce qu’il avait dit.  Il accumulait les conquêtes féminines mais ne parvenait jamais à se fixer. La mobilité de ses sentiments était considérable. Il était peu fidèle en amitié comme en amour. La réalité de la vie lui importait peu. Il n’appréciait que ce qui pouvait nourrir son instant présent. Cela générait parfois des phases d’anxiété très fortes, des moments de solitude oů la vie ne l’amusait plus.

Son plan de base était constitué d’un MOI agité mais jamais grandiloquent. Ses espaces du haut et du bas étaient quasiment inexistants. Son génie musical était activé par son moment présent mais il n’en tirait ni gloire ni vanité. Son absence de barrières, de règles, d’obligations composait un ensemble qui participait à l’édification de son œuvre. Il rejetait tout ce qui pouvait représenter des freins à son besoin de jouissance de la vie qu’il reproduisait dans sa musique. Il vivait comme si l’instant présent serait le dernier instant de sa vie et c’est vrai qu’il est mort très jeune.

Il embellissait sa vie et se tenait souvent hors des réalités. Il détestait toute contrainte, toute ponctualité, toute fidélité. Il ne fut fidèle qu’à sa musique. Il s’attachait à tout et à rien, il s’émouvait pour un rien mais une émotion passagère. Chez lui une émotion chassait vite l’autre. Charmeur il séduisait par la vivacité de son esprit, par sa virtuosité, son amour de la vie et sa sexualité qui n’était pas ordonnée mais toujours très active.

Il ne recherchait que la puissance d’émotions présentes et cela l’entraînait parfois sur des chemins proches de la vulgarité, de l’obscène. Sur le moment et dans son propre monde il faisait souvent preuve d’une grande activité mais dans un autre domaine il se révélait impuissant. Son énergie était violemment dépensée dans un court moment. Ceci explique la pilosité de son script, son apparente saleté, le mépris des formes, son narcissisme qui lui faisait se dessiner en forme de signature. C’était un jeu pour lui et son entourage était des objets dont il changeait souvent. Le sentiment est évidemment sa fonction principale avec la sensation en fonction inférieure trčs active dans son inconscient et l’intuition en fonction auxiliaire.

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