Saint Vincent de Paul

Saint Vincent de Paul

Petite écriture rabougrie, vibrante, basse, enchevêtrée, ordonnée, liée avec de nombreux crochets dont certains en forme de croix, resserrée, sans proportion, avec une organisation défectueuse, peu lisible, simple à simplifiée, combinée, quelque peu inhibée.Saint Vincent de Paul était un émotif, actif, secondaire. Il faisait donc partie des passionnés et chez lui c’était un passionné tourmenté religieux.La ligne de base était sa ligne majeure et non l’espace d’en haut qui est l’espace des matières sacrées, religieuses et mystiques. Ceci s’explique par le fait que Saint Vincent de Paul était un ecclésiastique atypique. Jamais il ne se plongeait dans la méditation et la prière. Tout en lui était tourné vers la terre, vers les gens qui souffraient, vers les pauvres et les miséreux. Toute sa vie fut consacrée à soulager les maux. Très réaliste il n’interrompait pas un seul instant son action qui était gigantesque.Il n’a jamais entrevu son sacerdoce que comme un moyen d’aider les autres, de venir en aide aux plus démunis.Son écriture vibre de cette intensité de sa vie. La forme lui importe peu. Seuls comptaient les résultats de son action qui était permanente. Il savait se montrer diplomate pour obtenir des grands aides et moyens pour soulager une misère. Ceci était son obsession. Il n’a jamais vécu pour lui, pour son bien-être ni même pour vivre sa religion comme les autres ecclésiastiques. Il savait surmonter tous les obstacles et parfois il était devenu maître dans l’art de les contourner.Très prudent, réservé, presque timide, il côtoya les plus grands du royaume aux seules fins de récolter des fonds pour les plus miséreux.Sa vie est inextricablement liée à cette action de tous les instants pour soulager la misère.Il voulait d’abord des résultats concrets et s’il a côtoyé les plus grands ce fut pour obtenir de plus grands moyens. Il ne revendiquait rien pour lui-même. Ses propres besoins étaient limités au strict nécessaire et jamais il n’y eut chez lui d’enrichissement personnel comme ce fut le cas pour bien d’autres religieux. Il vécut comme un ascète, donnant tout ce qu’il acquérait aux autres.Pourtant il fut le conseiller d’ Henri IV puis celui de son fils Louis XIII. Durant sa régence Anne d’Autriche le nomma à son conseil.Il devint l’aumônier des galériens dont il soulagea la vie si difficile. Il créa de multitudes congrégations dont celle de la Mission qui fut très active au moment de la grande peste. L’Institution des filles de la Charité joua un rôle majeur pour aider les jeunes enfants abandonnés ou en misère.Il fonda la confrérie de l’Hôtel Dieu qui lui survécut. En fait il fonda tellement de congrégations qu’il serait vain de toutes les énumérer.Son action ne s’arrêta jamais et elle demeura toute sa vie consacrée aux autres, aux plus démunis, à ceux qui souffraient.La pensée est sa fonction principale avec le sentiment en fonction inférieure très active dans son Inconscient. La zone droite de son plan de base est très active malgré de fortes inhibitions qu’il devait sans cesse surmonter. Il était un homme réservé et il trouva dans son interminable action matière à remplir sa vie.

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