Richelieu

Richelieu

Ecriture vibrante, légèrement montante, liée à hyper liée, nourrie, inégale de proportion et de direction, organisée, combinée, dextrogyre, par moments pâteuse, lancée, compliquée, sautillante, avec quelques rebours et des mouvements régressifs.Richelieu était un homme fait d’un seul bloc qui ne composait jamais et voulait toujours imposer sa loi. Très orgueilleux il n’était pas vaniteux mais ses convictions lui collaient à la peau. D’une exceptionnelle intelligence il savait manoeuvrer et parvenir à ses fins.Sa recherche des autres était grande mais toujours conditionnée à des objectifs, à une idée qu’il se faisait de sa vie qui le laissait parfois extrêmement seul, ce dont il s’accommodait aisément.Très actif, émotif, secondaire c’était un passionné de type impérieux.Il n’allait pas au devant des obstacles comme ce fut le cas par exemple pour Napoléon ou de Gaulle mais quand des obstacles se présentaient à lui il ne cherchait jamais à les éviter et les réglait sans aucun état d’âme.Il s’est toujours senti porteur d’un vaste projet et il ne se décourageait jamais. Extrêmement autoritaire il ne supportait pas la contradiction et imposait sa loi envers et contre tous.Il avait peu d’amis même s’il était fidèle en amitié. Toujours optimiste il ne doutait jamais. Méthodique c’était un homme aux capacités gigantesques qui pouvaient l’amener à s’intéresser à tout et à apposer sa marque sur tout. Il ne se fiait qu’à lui-même et qu’à un cercle extrêmement réduit de courtisans. Son activité immense reposait justement sur cette faculté à toucher à tout et à s’occuper de tout. Ce n’était pas un homme exubérant ni pétri d’humour. Il se moquait de l’opinion que l’on pouvait avoir de lui. La seule chose qui comptait c’était de bâtir dans la durée et de marquer son époque de son empreinte.Ayant le sentiment d’avoir toujours raison il se servait des autres comme des objets utilitaires qui pouvaient l’aider dans ses projets mais dont il se débarrassait quand ils avaient cessé de servir. Terriblement exigeant autant pour lui-même que pour les autres il abattait une besogne titanesque mais seule l’action l’intéressait. Une action que parfois il conduisait sans la réflexion nécessaire mais il savait se dominer et faire son autocritique. La seule chose qui comptait c’était qu’en fin de compte son projet ait abouti et des projets il ne cessa jamais d’en avoir toute sa vie. Il ne gouverna jamais par coups d’éclats mais de manière besogneuse, au jour le jour, problème après problème.Les honneurs lui importaient peu ainsi d’ailleurs que les plaisirs coutumiers de la vie comme la table ou la chair. Il méprisait les courtisans sans âme et sans projets. Il n’appréciait que ceux qui nourrissaient de grandes ambitions même si parmi ceux-là il y avait de rudes ennemis. Il les combattait mais en les respectant.Ses manoeuvres, sa perspicacité mêlées à une bonne dose d’intolérance conduisaient sa vie et fut à la base de la construction d’une oeuvre comme peu en construisirent dans leur vie. Il connut des échecs mais jamais il se découragea. Bien au contraire. Son action était construite sur le long terme et s’il nourrissait beaucoup d’ambitions ce fut bien plus pour la France que pour lui même.Très présomptueux, très protocolaire, il aimait les cérémonies et leurs fastes mais uniquement parce que cela manifestait ses réussites sociales et la réussite de ses actions.Rien chez lui ne se faisait de manière irréfléchie ou à la va vite. Tout était pensé et repensé et suivait un schéma toujours très cohérent dont il ne se départissait jamais. Possédant un grand sens pratique lié à une exceptionnelle faculté de décision il avançait dans la vie en construisant pas à pas mais sans jamais connaître d’arrêts. Ce n’était pas un impulsif comme Napoléon ni un conquérant comme De Gaulle mais un homme doté d’une très grande mémoire, d’un immense appétit de pouvoir, d’une largesse de vues conséquente qui le prédisposait à la réussite à long terme de ses projets.Il avait un très grand goût pour l’histoire mais une prédisposition avancée pour la construire, lui, et pas un autre, ce qui dénotait un orgueil gigantesque et aussi des capacités à prévoir l’avenir qui lui servirent plus d’une fois.Sa ligne de base est chahutée, son MOI n’est pas grandiloquent, sa progression dans la vie ne se fait que progressivement, sans allure exagérée, il aimait plus être que paraître.Il se compliquait parfois inutilement la vie mais au final la seule chose qui comptait pour lui était le résultat. Ses matières terriennes étaient bien plus importantes que ses matières religieuses. Il était tout sauf un contemplatif.Sa fonction principale était et de loin la pensée avec comme fonction inférieure l’intuition dans un inconscient bien moins calme et structuré qu’il n’y paraissait.C’était un martien pur qui voulait marquer son temps.

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