Pascal

Pascal

Ecriture vibrante, lancée, petite, pâteuse, inégale de direction et d’inclinaison, très nourrie,, simple à simplifiée, sobre. Pascal était un homme à l’activité débordante et aux capacités de création gigantesques, probablement inégalées. Il fut un savant, un philosophe et un écrivain et cette propension naturelle à toucher à tout est un des traits saillants de son caractère hyper actif. Emotif, Actif, secondaire il fait partie des passionnés tourmentés. Son intelligence était unanimement reconnue, il était respecté et écouté. Sa puissance de travail en faisait un homme qui ne s’arrêtait jamais. Il aimait l’action mais non pour l’activisme ou l’activité mais pour aboutir dans des travaux colossaux. C’était avant tout un pragmatique qui imprima à la science un souffle nouveau. Exalté, ayant le sentiment de conduire une destinée hors du commun, il était orgueilleux mais jamais vaniteux. Il doutait énormément et d’abord de lui même et il se remettait sans cesse en question. Il n’était jamais satisfait de son travail accompli et il poursuivait sans cesse son action pour parvenir au résultat souhaité.Il prenait tout le temps de la réflexion et n’agissait jamais dans l’action immédiate. Son action était toujours le fruit de sa réflexion intense et permanente. C’était un homme terriblement cérébralisé qui conduisait des recherches dans des domaines très divers. Ce qui l’intéressait c’était que ses travaux aboutissent à des résultats concrets, tangibles et vérifiables et ceci le conduisit à devenir un des savants les plus éprouvés de son temps. Mais ceci ne se faisait pas sans peine et sans tourments car c’était un homme torturé qui cherchait constamment sa bonne voie à suivre. Sa philosophie contredisait parfois sa science et vers la fin de sa vie il ne se consacra qu’à la religion et il devint un auteur reconnu que la mort prématuré priva des fruits de son intense réflexion mais ses Pensées marquèrent son époque et ont encore un écho de nos jours.Très attaché au passé, à des valeurs patriotes et religieuses, il conserva malgré tout une lucidité qui le conduisit à se battre contre l’obscurantisme même si vers la fin de sa vie, sentant la mort venir, il dériva vers des valeurs surtout sacrées et vers une religiosité très marquée.Sa passion pour son travail, pour la diversité de ses activités, le conduisit à peu s’intéresser aux plaisirs de la table ou de la chair. Parfois ascète il a toujours eu peu de goûts pour les honneurs ou la richesse. Il n’a jamais été opportuniste.Son écriture est vibrante et son nourissement très prononcé traduit une élévation de son esprit vers tout ce qui lui était sacré. D’une rare intelligence il ne savait pas ce que c’était que se reposer ou faire une halte, ce qui est propre aux passionnés, mais chez lui cette propension à l’action permanente était une propension à réunir science et conscience, à jeter les bases d’une nouvelle éthique, à penser le monde différemment entre terre et ciel, entre le pragmatisme d’une pensée scientifique et le besoin d’une reconnaissance divine. Il fut un des hommes qui ont le plus marqué leur époque. Sa ligne de base parle mieux qu’un roman. Elle est torturée, inégale, dynamogéniée, parfois tordue, souffreteuse, avec un MOI lui aussi tourmenté sans le moindre orgueil ou prétention. Son espace du bas rabougri et peu fourni traduit sa matérialité, son désir d’aller vers les autres mais aussi ses interrogations quand à ses propres origines et celles de l’homme. Son espace du haut traduit le sacré de sa vie avec des rebours nombreux et tous en forme de croix. La pensée était et de loin sa fonction principale avec le sentiment en fonction inférieure très active dans son inconscient et l’intuition en fonction auxiliaire qui jouait un rôle important.